On ne le présente plus, il est partout, il hante le net, il est plus avide que jamais, et pas une journée ne se passe sans que l’on ne te demande : « t’es sur Facebook, toi ? ».
Non, tu n’y es pas, toi tu es encore à l’âge de Myspace, voire tu viens tout juste de balancer ta tronche sur Copains d’avant, parce que tu es en phase nostalgie. Mais tu vois, tout le monde a son Facebook, (autrement connu sous le nom de fesse bouc, en bons franchouillards que nous sommes, on aime ça, les jeux de mots bien pensés…) alors quand même, tu comprends qu’il serait de bon ton que tu te jettes dans l’arène, que tu sortes de cet anonymat tellement pas fashion.
Commence alors l’envoûtement, ça y est, tu as rempli tous les champs bien comme il faut, tu as choisi une photo pas trop moche, celle que tu as prise toute seule avec ta Webcam et que tu as choisie parmi les vingt trois autres, et tu te mets en quête d’amis. Tu balances des requests à tout va, tu te sens puissante, toi aussi tu vas l’avoir ta liste sans fin, ce sera la classe internationale.
Oui mais voilà, il y en a bien quelques uns qui t’ont ajoutée, certes. Eux, ce sont tes potes que tu verras au bar ce soir, ta sœur et la pétasse avec qui tu bosses,( d’ailleurs tu n’as rien de neuf à leur dire là , alors tu rejoins le groupe « tu m’ajoutes, je t’ajoute mais on ne se parle pas ») mais le doute plane cependant sur les autres, ceux qui ne t’ont pas donné signe de vie…ceux que tu n’as pas revus depuis le brevet des collèges, ou depuis cette soirée bien arrosée…oui, c’est évident, ni ton nom, ni ta bobine ne leur inspire une once de souvenir, pire, ils n’ont pas du tout envie de se souvenir.
Tu as tellement honte ! Imagine les, tentant vainement de se rappeler ton prénom, imagine les, raconter en gloussant que tu les veux dans ta liste, toi qu’ils n’auraient jamais eu l’idée d’aller pêcher…
Tu as peur, tu sens que cet engin te fait plonger dans des méandres de folie et de paranoïa, mais tu continues à te faire du mal…Tu décides d’attendre qu’on te fasse la fameuse request, tu espères qu’apparaisse cette petite phrase en haut à droite, le Saint Graal : « one friend request »…
Evidemment, tu te rends compte que tu es une vraie looseuse. Rien, pas une seule foutue requête.
Personne ne te cherche ? Personne ne se demande depuis tant d’années « bon sang, qu’est ce qu’elle devient celle-là ? ». Il faut croire que non. Avant tu pouvais te consoler en te disant que comme tu n’es pas dans l’annuaire, comme tu n’as pas de blog, comme tu as déménagé…Mais c’est le coup fatal. Ton amour propre est mourrant.
Pour l’achever, tu vas jeter un œil sur les amis de tes amis (si, si, si, rappelle-toi que tu en as au départ un peu quand même), et là tu les vois, ces hordes démesurées d’amis, il y en a même qui ont Christophe Maé et Pascal Légitimus dans leurs amis, et ils s’écrivent des mots tendres sur leur walls, et ils s’envoient des cadeaux virtuels…toi aussi, tu l’aurais aimé ce panda, tu en es sûre.
Facebook pour toi, c’est bien fini, tu vaux beaucoup mieux que cela, tu sais qui sont tes vrais amis, tu ne trouves aucun intérêt à ce réseau pour mégalos, ça, c’est ce que tu diras quand demain on te demandera : « t’es sur Facebook, toi ? ».
Navigation par mots clés
Tout actrice chaussures cinema couple creme a la vanille cuisine dessert desserts femme humour icone de mode marque marques mode people poivrons recette de cuisine recettes de cuisine star tendance
















