J’avoue, mes poils pubiens, ils sont passés par toutes les phases. De la forêt amazonienne lorsque j’étais encore vierge à l’épilation intégrale à présent, le mini ticket, le brésilien, l’américain, le franco-italo-polonais, etc. D’ailleurs j’ai toujours trouvé bizarre qu’on donne une nationalité aux coupes de poils. Y’a quelqu’un qui a un diplôme lui donnant le droit de donner des nationalités à des pratiques (french kiss), des coupes (brésilien) ou des quarts d’heure (américains) ? QUI a décidé ça et POURQUOI ? Je pense au complot international. Mais là n’est pas ma réflexion (encore que, ça me tourmente cette affaire). Un pubis c’est un peu comme une chevelure finalement, ça se customise à fond. On choisit la forme qu’on veut (un coeur si ça nous chante), la longueur de poils qu’on préfère, on peut le percer (si, si), le tatouer et même, le teindre. En gros, il est loin le temps de L'Origine du mondede Courbet. Moi je dis, « montre moi ton pubis, je te dirai qui tu es ». Et même si c’est la partie de peau la mieux cachée de notre corps, les filles en parlent entre elles super naturellement : « et toi c’est quelle forme ? ». A force de conversations multiples sur le sujet avec des femmes de tout ages et tout horizons, je me suis dit qu’on pouvait donc établir un profil sexul selon la forme de poils choisi, mais oui. 
Le choix du « tout naturel » : Tu sors avec un quinquagénaire, éduquée aux films pornos des années 70 ou les femmes portaient toutes très naturellement leur poils pubiens sans complexes. Pour toi, le sexe, c’est un truc un peu roots, un peu crade, un peu 1968 power, tu aimes les odeurs, les poils et le contact de la sueur. Alternative : tu es une coincée qui ne s’est jamais posé la question de l’épilation puisque tu couches tellement peu que « à quoi bon ? » (dans ce cas, nous nous demanderons si tu ne t’épiles pas puisque tu couches peu, ou si tu couches peu puisque tu ne t’épiles pas).
Le choix du ticket de métro (aussi appelé américain, bien qu’à NY les tickets de métro sont larges comme une carte de crédit) : Tu as une vie sexuelle que je qualifierais de « commune ». Tu as connu une dizaine d’hommes maximum, tu as testé la sodomie mais bof, tu couches rarement le premier soir, tu aimes bien la fellation mais préfère le cunni (tu ne t’épiles pas pour rien quand même !), tu as un canard vibrant que tu aimes bien et tu parles de sexe volontiers mais seulement avec ta meilleure amie. Tu sors avec tout type de mecs (ou le même depuis 5 ans), d’où le choix stratégique du ticket de métro qui conviendra à un large panel d’individus (autant les amoureux du poil que les phobiques).
Le choix de l’isocèle : Tu as une sexualité développée, sinon, jamais tu t’emmerderais à faire un triangle bien proportionné avec tes poils de pubis. Tu as un certain goût pour l’exotisme et tu es dominatrice. Les mecs, tu les aimes plutôt soumis (forcément), plutôt basanés, et plutôt chauds du phallus. Entre deux margharitas (ta boisson favorite) tu as vécu des moments muy caliente, et tu en vivras encore quelques uns.
Le choix du « rien du tout » (aussi appelé « la moule à zéro »): Tu es une actrice porno. Si non, tu en as maté des dizaines, et les pubis imberbes sont devenus ta référence en matière de pubis sexy. Croqueuse d’hommes (bah ouais ça t’as inspiré tous ces films), tu niques à tout va et dans toutes les positions. « Anal, vaginal, buccal » font partis de ton vocabulaire quotidien, et tu connais le nom des hardeuses qui ont sorti un bouquin. Le sexe est pour toi tout aussi culturel et fascinant que la littérature. Ton style de mec, c’est juste le chanceux qui sera là au bon endroit et au bon moment, parce que quand tu as envie de sexe, ça n’attend pas.
Alternative : Tu as 8 ans.
Bon, c’est pas tout ça mais je vais me teindre en rose moi.
Clara, révélatrice de pubis.









