Souvenez-vous de Marie-Madeleine la pécheresse, enveloppée dans ses longs cheveux ondulés... ces cheveux qui cachent son intimité...
Si vous avez l'occasion de lire Daniel Arasse, un homme fantastique qui a vulgarisé , émancipé et transcendé l'histoire de l'Art ("On n'y voit rien") avec un regard iconoclaste, vous vous rendrez compte, au terme d'un chapitre brillant sur la toison de Marie-Madeleine, que cette figure, résultat de condensation de trois femmes de l'époque de Jésus, fut composée, inventée pour rappeler aux femmes comme vous et moi à quel point la toison pubienne était provocatrice et pouvait provoquer la chute de l'homme. Ainsi, après que la sainte eut lavé les pieds du Christ, elle obtint le pardon, la rédemption.
Grossièrement, ses cheveux, magnifiques, legs de Jésus sont là, éclatants, pour rappeler aux femmes de cacher leur propre intimité.
Il y a donc déjà longtemps que l'on musèle la femme, et ce à travers toutes formes de croyances...
La féminité sauvage, notre "féminitude" a un besoin réel de s'exprimer, de ne pas être bridée (entendons-nous bien : je ne fais pas l'apologie de la forêt vierge!)
La femme ne devrait jamais se censurer ou s'infantiliser.
Il existe par ailleurs, à ce sujet, un fameux best-seller de Clarissa Pinkola-Estés : "Femmes qui courent avec les loups" (Histoires et mythes de l'archétype de la femme sauvage)
Exprimer sa nature sauvage, il n'y a que ça de vrai...












